Anne de Guigné

Anne de Guigné a fait sa naissance au ciel le 14 janvier 1922 et quelle joie d’avoir pu l’honorer samedi 19 janvier dernier en présence de 29 enfants tous très avides de rencontrer le neveu directe de cette petite servante de Dieu !

Les enfants âgés de 2 à 11 ans (je ne compte pas le tout petit nourrisson) ont été captés par l’exemple de cette petite âme de leur âge. Quoi de plus parlant pour eux !

Nous avons eu le privilège de découvrir l’excellente et toute nouvelle vidéo faite par les bénédictines du Barrou qui se termine par une phrase si précieuse d’Anne : « On a bien des joies sur la terre mais elles ne durent pas ; celle qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. » Cette phrase pleine de philosophie, révèle bien la foi vive de cette si petite fille ainsi que son  grand désir du ciel, son vrai esprit de sacrifice et d’oubli d’elle-même par amour des autres.

Et pourtant il y a eu un avant et un après. Avant ses 4 ans, elle était jalouse, orgueilleuse, violente et difficilement soumise.

Le principe de sa conversion a été la mort de son papa tombé à la tête de ses chasseurs en 1915. Sa maman anéantie par cette triste nouvelle lui dit alors : « Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne » !

A partir de cet instant, cette petite pépite du Christ va mener un combat de tous les instants pour devenir bonne ; combat qu’elle gagnera grâce à sa volonté mais surtout grâce à la prière et aux sacrifices qu’elle s’impose.

Oh merci Anne ! Ton modèle apporte aussi un soulagement aux mamans parfois inquiètes face aux caractères « bien trempés » de leurs bambins ! Et nous sommes sûrs que cet exposé aura donné de l’élan à certaines petites âmes volontaires ! Que de grâces tu as du répandre dans le petit cœur de tous ces enfants réunis !

Monsieur de Guigné n’a pas manqué d’expliquer aux enfants combien il était important qu’ils prient leur nouvelle petite compagne et leur a laissé des images avec prières.

Après la dégustation d’une bonne galette, le père Jaroslav est arrivé et nous avons prié le chapelet de la petite couronne devant l’Enfant Jésus tout fleuri, comme à notre habitude. Les enfants ont été plutôt bien fervents pour leurs âges ! Quelle cadeau de sentir que le Christ qui les réunit est, sans qu’ils s’en aperçoivent vraiment, le moteur de leur vraie joie…car parler des saints, c’est parler du Christ, et c’est se réunir pour Sa gloire et pour que vienne Son règne.

Les vies des saints sont de vrais petits évangiles et celle d’Anne de Guigné nous le confirme encore !

Nous avons chanté un ancien chant à Marie qu’Anne devait tant aimé : « J’irai la voir un jour, au ciel dans ma patrie, oui j’irai voir Marie, ma joie et mon amour….Au ciel, au ciel, au ciel, j’irai la voir un jour ! »

Le Père a ensuite béni les enfants un par un sans oublier le tout petit nourrisson dans les bras de sa maman !

Nous avons enfin distribué une dernière petite carte en forme de petit triptique en papier cartonné sur lequelle Anne de Guigné s’adresse à la sainte Vierge :

« O Marie, o ma bonne Mère, prêtez moi votre Fils rien qu’une seconde, déposez le dans mes humbles bras.

S’il vous plaît, je désire votre Fils.

Que je désire O Marie recevoir votre fils. Donnez Le moi.

Que je suis heureuse maintenant puisque je L’ai avec moi. »

 

Vive Anne de Guigné qui nous a permis de nous réunir et qui par son exemple va contribuer à dilater les cœurs de nos enfants !