Bienheureux Père Brottier

Samedi 9 février dernier, nous avons eu la joie de nous réunir en l’honneur du Père Brottier.

Grâce à Sabine (une de nos fidèles mamans engagées) qui travaille aux sein de l’œuvre des apprentis d’Auteuil fondé par le père Brottier lui-même, le Père Louis Cesbron, chapelin, nous a accueilli les bras ouverts. Quelle grâce car il est le successeur de notre Père Brottier, et spiritain comme lui.

Nous ne savons pas par quelle magie il réussit à tenir les enfants si calmes pendant 45 minutes ! Nous soupçonnons sainte Thérèse de l’avoir aidé ! Celle-ci est la maîtresse des lieux !

Il raconta la vie de cette sainte figure avec des mots adaptés aux petits, beaucoup de joie et de douceur.

Le Père Brottier avait un grand frère. Quand il était petit, il répondait d’un bel aplomb à ses interlocuteurs curieux de savoir comment il envisageait son avenir, qu’il voulait devenir pape ! Enfant, il  fut atteint de typhoïde, maladie que l’on ne savait pas bien soigner à l’époque d’où une santé fragile jusqu’à la fin de son existence. Il avait souvent des abominables maux de têtes entre autre. Mais il cachait bien ses souffrances ! Qui aurait dit quand il était aumonier volontaire au front (guerre de 14-18) que des séquelles d’une grave maladie lui restait ? Il fut tellement héroïque et toujours plein d’humour, il savait remonter le moral des soldats.

Une chose est certaine : si sa soutane est revenue toute trouée de cet enfer, il en est revenu bien vivant ! Il apprendra de Mgr Jalabert que ce véritable miracle était l’œuvre de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Cet évêque aimait le Père Brottier comme un frère et tout au long des conflits, il a prié tous les jours pour lui en invoquant sainte Thérèse de Lisieux. Il avait confectionné une petite carte en mettant la photo du père Brottier d’un côté et celle de sainte Thérèse de l’autre.

Après quelques années de mission au Sénégal, il dut cependant revenir en France du fait de sa santé fragile. Terrible déception pour lui qui avait l’âme d’un missionnaire. Il avait été aimé comme un « papa » auprès des sénégalais qui le regrettèrent beaucoup. Ce fut une belle consolation pour lui quand on lui confia de superviser la construction de la cathédrale de Dakar.

Parallèlement à ce programme dont le but fut réussi, on lui confia la mission d’accueillir tous les orphelins de guerre et de les aider à s’épanouir en leur apprenant un métier. Le Père Roussel avant lui avait monté l’œuvre de la première communion dont le dessein était d’ouvrir le cœur des orphelins à Jésus et de les préparer à la première communion. C’est dans ce cadre qu’il entreprit la construction de la chapelle dédiée à sainte Thérèse alors que l’œuvre était en déficit ! Sa foi fut à la hauteur de son audace ! Il mit à contribution sa petite bienfaitrice chérie (Ste Thérèse qui l’avait sauvé mainte fois des balles meurtrières de la première guerre mondiale) et main dans la main, la magnifique chapelle naquit !

C’est cette jolie chapelle qui abrite les reliques de sainte Thérèse et le corps de notre bienheureux Père Brottier dans notre quartier et ce joyau est un immense cadeau dont on ne mesure pas assez la valeur !

Le père Cesbron, après cet exposé, a invité les enfants à prier devant ste Thérèse, puis devant le père Brottier. C’est lui qui a tout animé. Les enfants n’avaient qu’à répéter ses phrases.

Un bon goûter bien mérité suivit, offert par Sabine, dans le parc de la fondation ! Gloire à Dieu pour le temps doux et ensoleillé !

Enfin, notre petit Jésus a ouvert ses bras sur l’autel du petit oratoire dans lequel nous avons dit le chapelet de la petite couronne pour la France et toutes nos familles, chanté des louanges gestuées et un canon sur les paroles de sainte Thérèse : « J’ai choisi l’amour du Seigneur dans chaque chose ordinaire, alors je mettrai tout mon cœur à les rendre extraordinaires ! »

Bienheureux Père Brottier, priez pour nous avec votre chère Thérèse !