Saint Louis

Samedi dernier, nous avons eu la joie de nous réunir en l’honneur de St Louis. 22 enfants sont venus lui rendre hommage pour apprendre à se mettre à son école. Et quelle école ! Il y a tant à dire sur St Louis ! Entre son grand-père le roi Philippe-Auguste, sa maman l’extraordinaire régente Blanche de Castille, son mariage avec la belle et courageuse Marguerite de Provence avec qui il a eu 11 enfants, le modèle de « père » qu’il était pour ses enfants, son amour des pauvres et son zèle à les servir, sa bonne justice, le chantier des cathédrales qu’il a initié, l’accueil de la couronne d’épines de Jésus, ses croisades, les 65 miracles qui ont eu lieu après sa mort et avant même qu’il ait été béatifié. Mais ce qui nous a semblé le plus important à partager aux enfants c’est que St Louis était « un roi moine ». Il vivait vraiment comme un moine dans son palais : à minuit, il se levait pour aller chanter les matines ; puis il allait entendre 2 messes tôt le matin : la messe basse et la grand-messe. Quand il passait devant une église avec son cortège royal, il ne pouvait pas faire autrement que de s’arrêter pour entrer et s’incliner devant son Dieu. Quand un prêtre prêchait au moment où il entrait, il s’asseyait par terre dans la poussière pour écouter. L’après-midi il récitait l’office des morts puis le soir il retournait à la chapelle chanter vêpres et complies. Voilà quel était donc le secret de St Louis : prier sans cesse ! Il a laissé Dieu prier en lui toute sa vie. Il n’a pas cessé de tendre et de désirer Celui qui l’avait fait. La prière qu’il a composé se termine ainsi : « Tout dans l’amour de Dieu, Pour l’amour de Dieu, Par amour pour Dieu ». Comme Ste Jeanne d’Arc, il servait toujours Dieu en premier. Et ce n’est pas parce qu’il était un grand roi qu’il fut saint. C’est bien parce qu’il était saint et qu’il avait un amour sans mesure pour Dieu, qu’il fut un grand roi.

Après cet exposé, les manteaux étiquetés des prénoms des enfants et d’un numéro de téléphone, nous sommes partis en métro direction  » la Sainte Chapelle » (station Cité). Nous étions 6 accompagnateurs.

En sortant du métro, les enfants ont couru droit vers un monsieur qui avait mis au point un système ingénieux pour faire des bulles de savons géantes….Les voilà qui sautaient et couraient vers tous horizons pour attraper ces bulles impressionnantes….Qui nous dit que 9 siècles auparavant, un troubadour, ou un bouffon ne se tenait pas là aux pieds du palais royal pour attirer les passants !

Nous sommes arrivés presque en même temps que notre conférencière qui a su rendre les enfants attentifs en commençant chacun des thèmes par des questions. Elle a aussi su leur faire découvrir quelques vitraux clés représentant la vie de Jésus. Quand la visite intérieure fut terminée, elle nous a fait faire le tour extérieure de la sainte chapelle pour nous dévoiler comment tous ces somptueux vitraux pouvaient tenir…. Les murs porteurs sont à l’extérieur et ne se voient pas de l’intérieur. Quelle chance inouïe de connaître cette conférencière pédagogue qui étant maman et grand-maman sait s’adresser à des enfants !

Pour finir notre conférencière a ouvert son exposé en nous montrant la sortie par laquelle Marie-Antoinette était passée avant d’être guillotinée sur la place de la Concorde. C’était d’une manière indirecte une manière de rendre hommage à l’un des héritiers de St Louis dont nous commémorions la mort ce dimanche.

Après cela, les enfants ont eu un goûter bien mérité car autant vous dire qu’ils nous ont impressionnés par leur attention malgré leurs estomacs criant famine. Sur la grande place du marché aux fleurs, au pied du métro « Cité » nous avons tiré les rois. Marie Berly et Philomène Didio (la plus grande et la plus petite du groupe) ont été nos petites reines. Le temps certes grisâtres ne fut ni froid ni pluvieux et a permis aux enfants de se défouler et de jouer.

Puis, retour à la maison un peu plus tôt que prévu. Pour assurer le calme et contenter ce petit monde déjà bien fatigué par cette après-midi bien remplie, nous n’avons pas trouver mieux que de leur montrer 2 petits dessins-animés sur la vie de St François d’Assise (contemporain de st Louis) et de St François-Xavier (pour peaufiner l’exposé de la réunion précédente sur ce saint).

Enfin, nous avons prié devant la statuette de l’Enfant-Jésus et le Père Jaroslav est venu bénir les enfants.

Nous rendons gloire à Dieu pour ce temps de grâces en l’honneur de St Louis sans qui nous n’aurions pas à Paris ce bijou architectural qu’est la Sainte Chapelle qui elle même n’aurait jamais existée si le royaume de France n’avait pu accueillir la couronne d’épines de Jésus.